Les histoires de l’Euro épisode 2 : l’exploit du Danemark en 1992

Le football offre parfois des scénarios dignes des plus grands contes de fées. L’épopée du Danemark à l’Euro 1992 en est le parfait exemple. Parce qu’il n’y a rien de plus beau que la victoire de David contre Goliath, retour sur l’un des plus beaux exploits de l’histoire de la compétition.

Juin 1992, l’Europe s’apprête à vibrer au rythme de l’Euro, organisé en Suède. Mais tandis que les foules se massent dans les stades, un drame se passe de l’autre côté du continent : la guerre fait rage en Yougoslavie. Les instances décident alors d’exclure les Yougoslaves de la compétition et de repêcher… le Danemark.

A dix jours du coup d’envoi, les Danois, privés de leur star Michael Laudrup à la suite d’un différend avec le sélectionneur, débarquent chez leur voisin avec le statut de la plus faible équipe du tournoi. Sans repères et sans préparation, personne ne mise un euro sur cette équipe.

Pourtant dès leur premier match, les Danois créent la surprise en tenant en échec l’Angleterre (0-0), demi-finaliste du dernier mondial et prétendant au titre. Pour leur deuxième rencontre, les rouges et blancs affrontent dans un stade en ébullition leur rival suédois. Un match entre Scandinaves qui se solde par une victoire du pays hôte.

La France, les Pays-Bas, l’Allemagne… rien que cela ?

Dans un dernier match de poule décisif, les Danish Dynamites, affronte la France de Papin, Cantona et des jeunes Blanc et Deschamps, le tout encadré par Michel Platini, version sélectionneur. Contre toute attente, ils s’imposent 2-1 et arrachent leur place en demi-finale.

Le miracle continue face à la ribambelle de talents des Pays-Bas, champion d’Europe en titre, les Scandinaves les poussent jusqu’à la redoutable séance de tirs aux buts (2-2). Le gardien Peter Schmeichel repousse alors le pénalty de Van Basten et propulse son équipe en finale.

L’adversaire ? L’Allemagne. Une montagne. Mais les Danois intraitables, s’imposent 2-0 grâce à une efficacité et une solidité défensive redoutable. C’est l’apothéose d’un parcours dingue, d’un conte de fée improbable, qui reste sans aucun doute l’un des plus beaux récits de l’histoire de l’Euro.

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